Les Archives Départementales

Galerie d'objets

Une ampoule en argent

Objets simples et utilitaires bien qu’en matière précieuse, les pièces d’orfèvrerie retrouvent une place d’honneur dans l’histoire patrimoniale grâce à de nouvelles recherches et à la constitution de corpus de référence.

Cette petite boîte cylindrique, ou ampoule, simplement ornée de filets, était utilisée pour transporter les saintes huiles aux malades, comme l’indique les lettres gravées "O.I." (oleum infirmorum ). Le couvercle hémisphérique est monté à charnière et surmonté d'une croix.

La présence des poinçons, sous le fond, permet de dater et d’attribuer avec précision cette pièce. On y reconnaît celui de Marie-Thérèse Larché, veuve Jean-Paul Légaré (une tour, lettre V au-dessus, lettre L entre deux grains dessous). Jean-Paul Légaré était fils et petit-fils d’orfèvres qui exercèrent à Thiers et à Chaumont-en-Bassigny. Après un apprentissage chez son père, il travaille comme compagnon chez Guillaume Baudot, maître orfèvre à Avallon où il épouse Marie-Thérèse Larché en 1736. Il devient maître orfèvre à Avallon en 1737, où il décède, paroisse Saint-Julien, le 3 mars 1781. C’est alors que Marie-Thérèse Larché, avec son fils Gaspard, reprend la boutique de son défunt mari et obtient un poinçon de la Monnaie de Dijon. Son fils Gaspard travaille avec elle. Le 11 mai 1787, elle décède à Avallon et son enterrement a lieu le 12 à Saint-Julien.

Un second poinçon, la lettre Y couronnée, correspond à celui de la communauté d'Avallon entre 1782 et 1783. Enfin, la lettre D fleuronnée, est le poinçon de charge des menus ouvrages de la généralité de Dijon entre 1781 et 1789.

Ampoule à huile des malades, par la veuve de Jean-Paul Ier Légaré (née Thérèse Larcher), argent repoussé, 1782-1783. Avallonnais

Les Autres Sites du Département

Plan Synthétique du Portail Départemental